Nous arrivâmes à la
mairie en un temps record et je sortis de la voiture encore
secoué par un haut-le-coeur désagréable.
- Pourquoi est-ce que tu conduis toujours comme
ça ? On n'était pas pressé !
- Tu vas me faire des reproches toute la
journée ?
- Non, tu as raison. Désolé.
Il ne répondit pas mais me suivit lorsque j'entrai dans la
salle des mariages. Il alla prendre place dans le fond et je
m'assis à la gauche de Samuel qui me lança un clin
d'oeil radieux avant de me glisser à l'oreille :
- C'est encore mieux que je ne l'aurais
imaginé.
Je lui répondis par un sourire et la mairesse ventripotente
commença son discours. Comparé à celui du
prêtre, il fut extrèmement court et je fus rapidement
appelé à signer le registre des mariages. Avec
précaution, j'écrivis mon nom avant de signer. Des
applaudissements retentirent dans toute la salle et je tournai
furtivement la tête pour apercevoir Andreï frapper
lentement des mains. Il n'avait presque pas l'air sarcastique, ce
qui avait une je-ne-sais-quoi de profondément
déstabilisant. Les mariés sortirent de nouveau sous
les « hourra » de la foule pour rejoindre la
voiture qui les mènerait à la salle de
réception. Pour ma part, je retrouvai mon amant qui m'avait
déjà devancé et s'installait dans la
berline.
- Andreï ?
- Hum ?
- Je voulais juste te dire que... C'est
parfaitement ton droit de penser ce que tu veux, même si je
trouve ça excessif, je n'ai pas à te faire de
reproches là-dessus.
Il m'opposa un silence buté.
- Je... Tu m'excuses ?
Il tourna la tête vers moi et se mordit la lèvre
inférieure dans un geste évocateur. Il placa ensuite
son index sous mon menton et inclina ma tête pour plaquer ses
lèvres contre les miennes.
- Arrête de t'excuser, ça te jouera
des tours.
- Mais alors, tu me...
- La scène à laquelle je vais
assister ce soir t'excuse largement.
- Quelle scène ?
- Ton ex compagne et toi, je sens que cela risque
d'être divertissant.
- Mais t'es vraiment qu'un connard.
Il sourit et écrasa l'accélérateur, me
plaquant contre le siège.
- Possible.
C.
La salle de réception était déjà
bondée lorsque nous fîmes notre entrée. Un
buffet gigantesque s'étendait le long d'un des murs de la
pièce carrée tandis qu'à l'opposé se
trouvait une longue rangée de chaises en bois recouvertes
pour l'occasion de tentures rouges et blanches. Un estrade sur
lequel était posé une chaîne
stéréo faisait face à une piste de danse en
parquet clair sur laquelle virevoltaient déjà
quelques couples enlacés.
Incapable de mon concentrer sur la somptueuse décoration
bicolore de la pièce, je cherchai à apercevoir une
silhouette connue, celle de Daphné. Cependant, il me fut
impossible de la reconnaître parmis la foule
déjà présente. J'abandonnai donc mes
recherches, décidant qu'elle se manifesterait bien assez
tôt et qu'il n'était pas nécessaire d'aller au
devant du désastre. Je ne l'avais pas revue depuis ce jour
où nous avions rompu tout contact, sans même prendre
la décision commune de se séparer. Tout
s'était fait naturellement et sans accroc et je craignais le
retour de flamme. Oserait-elle me gifler devant le parterre
d'invités ? Ce n'était pas dans les habitudes de
Daphné de se donner en spectacle, mais pourrais-je lui en
vouloir si elle en venait à faire preuve d'une certaine
originalité ?
- J'imagine que je ne vais pas t'inviter à
danser, donc tu veux boire quelque chose ?
- Une vodka, sans glace, dit mon amant tandis que
son regard parcourait distraitement l'assemblée.
- Tu cherches quelque chose ?
- Non.
- D'accord.
J'avançai en direction du buffet en évitant tant bien
que mal les couples qui tourbillonnaient autour de moi.
- Une vodka sans glace et un whisky-coca, s'il
vous plaît, criai-je au serveur, tentant de couvrir le bruit
de la musique.
Lorsque l'homme en livrée plaça les deux verres entre
mes doigts, une voix familière attira mon attention.
- Oh mon Dieu, Phil ! Je crois que c'est lui,
non, j'en suis persuadée, s'exclama-t-elle.
Je tournai la tête pour apercevoir Daphné. Ses longues
boucles brunes étaient ramenées en un chignon
savamment travaillé qui laissait échapper quelques
mêches folâtres, sa taille fine était
parfaitement mise en valeur par une robe fluide vert
émeraude et une pochette assortie était calée
sous son aisselle. Sa main droite était agrippée
à la chemise d'un homme que je reconnus pour être le
Philippe que j'avais trouvé si antipathique quelques mois
plus tôt tandis que son regard était braqué
vers le fond de la salle, et plus particulièrement sur
l'homme que j'aimais. Comment avais-je pu ne pas y penser ?
Daphné était la première admiratrice de
l'écrivain et elle ne manquerait pas de provoquer un
esclandre si elle venait à l'approcher d'un peu trop
près.
- Oh, je te jure que c'est lui... Je ne savais
pas que Samuel le connaissait... C'est incroyable ! Tu as un stylo
? Oh, donne-moi un serviette en papier, là. Mais donne-moi
un stylo, bon sang ! Mais cherche ! Excusez-moi, est-ce que vous
avez un stylo ? Non ? Merci quand même. Monsieur ? Est-ce que
vous auriez un stylo ? Non plus... D'accord, merci quand
même. Monsieur, excusez-moi, je... Gabriel ?
Je me retournai pour faire face à celle qui avait
partagé ma vie durant plus de six ans.
- Oh, Daphné ! Quelle... Surprise.
Elle me lança un regard torve mais céda finalement
à l'envie de me demander un stylo.
- Tu as un...
- Stylo ? Oui. Tiens- moi mes verres, s'il te
plaît. Voilà.
- Je... Merci, balbutia-t-elle.
- Je t'en prie.
- C'est parce qu'il y a Andreï Sidorov,
et...
- Je comprends.
- Si j'avais su, j'aurais... Mais je ne pensais
pas que Samuel le connaissait, alors...
- Alors tu n'as pas de stylo.
- Oui, voilà.
- Tu peux le garder.
- Ah ? Merci.
- Je t'en prie.
- D'accord. Alors...
- Alors... On risque de se recroiser, donc... A
tout à l'heure ?
- Voilà, murmura-t-elle si bas que je ne
pus que le lire sur ses lèvres.
Elle tourna les talons pour fendre la foule et rejoindre
Andreï qui lui jeta un regard quasi-dégouté mais
accepta finalement de signer la serviette en papier. Je souris
alors, amusé. Mais lorsque mon regard se porta sur le
nouveau compagnon de Daphné, je me raidis et mon sourire
s'évanouit.
- Oh. Philippe.
- Gabriel.
- A bientôt.
- Ouais.
Je traversai la salle, franchement mal à l'aise. Cet homme
avait le don de m'agacer au plus haut point, cela avait
certainement quelque chose à voir avec son regard
désagréable, sa nonchalance, sa voix traînante,
sa pose faussement négligée. Il m'était
purement et simplement antipathique. Je grommelai un
« connard » entre mes dents.
Un détail me revint en mémoire, Daphné pensait
qu'Andreï était un ami de Samuel. Elle n'avait donc pas
lu la presse, elle qui était pourtant si accroc aux
magazines à scandales ? Cela dit, je n'allais pas m'en
plaindre, cela allait m'éviter une explication qu'elle me
demanderait certainement. Non, ce soir, j'allais me contenter de
subir des regards assassins et belliqueux, et c'était bien
assez.
Je tendis son verre à mon amant.
- Je me suis fait agresser par une dingue, dit-il
en avalant le contenu de son verre d'une traite.
- C'était Daphné, murmurai-je,
encore impressionné par sa facilité à
ingurgiter tant d'alcool sans une grimace.
- Ton ex-compagne, c'est ça ?
- Oui, elle t'adore. J'ai même du lui
prêter un stylo...
Il eut une moue agacée, de la jalousie ?
- Quoi ?
- J'ai raté ça.
- Mais tu es vraiment...
- Un connard, je sais. Je vais aller fumer une
cigarette dehors.
- C'est non-fumeurs ici ?
- Non.
- Attends, j'arrive.
Je suivis mon amant jusqu'à l'extérieur de la salle
de réception. La nuit était déjà
tombée et la flamme éphémère de son
briquet illumina furtivement son beau visage. La pleine lune lui
donnait un air fantomatique et ne faisait que renforcer son
côté éthéré, mais tellement
séduisant.
- Tu sais qu'aujourd'hui, ça fait
exactement un an qu'on s'est rencontré ?
- Ah ?
- C'était un vingt-quatre Novembre.
- Possible, murmura l'écrivain en crachant
une épaisse fumée.
- Bon anniversaire, alors. Enfin, non, laisse
tomber, c'est idiot. C'est Daphné qui faisait ça.
D'ailleurs, je ne connais même pas le jour de ton
anniversaire.
- Moi non plus.
- Oui, mais moi je te l'ai dit, c'est juste que
tu ne le retiens pas. Ou plutôt que tu ne fais pas l'effort
de le retenir. Mais tu ne m'as jamais dit le jour du tien...
- C'est le neuf Janvier, murmura
l'écrivain en plantant son regard gris dans le mien.
- D'accord. Je commence à avoir froid,
j'ai laissé mon manteau au vestiaire.
L'écrivain passa son bras autour de ma taille et m'amena
contre lui. Je laissai ma tête se reposer sur son torse alors
qu'il enfouissait son menton dans ma chevelure.
- Si j'avais su il y a un an qu'on en serait
là, murmurai-je. Je n'aurais jamais pu imaginer... Je suis
vraiment heureux que tu sois venu.
Mon amant ne me répondit pas, mais je pus sentir la pression
de son bras sur ma hanche qui s'affirmait plus encore.
- Je savais bien que tu n'étais pas juste
qu'un connard fini, même si j'ai eu des doutes au
début. Je sais que tu vas trouver ça
pathétique que je te dise ça, mais je ne regrette
rien.
Je tournai la tête pour mieux admirer l'écrivain qui
déposa un baiser sur mes lèvres avant de jeter sa
cigarette.
- Je crois que je vais reprendre une vodka.
CI.
Alors que nous entrions de nouveau dans la salle de
réception, Samuel vint au devant de nous :
- Je vous cherchais ! On fait les photos !
- J'arrive, dis-je.
Je n'espérais pas une seule seconde qu'Andreï accepte
de s'afficher à mes côtés sur la photographie,
mais il m'emboîta le pas. Le témoin d'Edwige
était déjà placé à gauche de la
mariée, un bras passé autour de la taille de la femme
qui devait être sa compagne.
- On prend les témoins et leur...
Moitié, dit Samuel.
- Je ne crois pas qu'Andreï...
- Je crois que je suis encore en mesure de
décider de ce que je veux faire, sourit mon amant.
Je me plaçai donc à droite de Samuel, imité
par l'écrivain qui, lui, se garda bien cependant de
passer un bras autour de mes hanches.
- Un sourire, dit gaiement le photographe.
Je m'exécutai, doutant que l'écrivain en fasse de
même. Le bruit du déclencheur se fit entendre et notre
petit groupe se dispersa. Je vis alors Daphné fendre la
foule pour se précipiter sur la mariée.
- Andreï Sidorov était un des
témoins de Samuel ? Demanda-t-elle avec excitation.
- Non, rit la mariée, c'est le compagnon
de Gabriel.
Evidemment, elle n'avait aucune idée de qui était
Daphné et du passé que nous avions en commun. Sous
mon regard angoissé, je vis le visage de mon ex-compagne
blêmir et s'affaisser. Elle ouvrit alors la bouche sur une
phrase qui refusa visiblement de franchir le seuil de ses
lèvres. Elle finit cependant par prononcer avec
difficulté :
- Son... Compagnon ?
- Mais oui, dit Edwige avec joie.
- Comment ça, son... Compagnon ?
Elle me lança ensuite un regard qui en disait long sur
l'état de choc dans lequel elle pouvait se trouver. Cela
dit, cela était tout à fait compréhensible,
elle venait d'apprendre en une seule phrase l'homosexualité
ou du moins la bisexualité de son ex-compagnon et de son
auteur favori. Son monde semblait s'être
écroulé et elle était pâle comme la
mort. Cette scène m'inspira un gigantesque élan de
compassion et je me crus dans le devoir de lui donner des
explications. Elle s'élança alors vers les toilettes,
aussitôt suivie par son nouveau compagnon.
- Qu'est-ce qui lui a pris ? Demanda Andreï,
un verre de liquide transparent à la main.
- Elle a appris qu'on était
ensemble.
- Ah. Là, ça risque d'être
divertissant.
- Ce n'est pas un jeu !
- Prend le comme tel, ce n'est pas comme si
c'était vraiment grave.
- Je n'ai pas envie de prendre ça comme un
jeu, elle a vraiment l'air bouleversé, dis-je avant de
m'interrompre en constatant que Philippe approchait de nous avec
l'air déterminé de l'homme qui va user de la
violence.
Et en effet, alors qu'il arrivait à ma hauteur, il me
propulsa en arrière en frappant du plat de sa main sur mon
torse.
- Putain ! Elle venait à peine de se
remettre de tout ce que tu lui avais fait, et toi tu te pointes en
t'affichant avec lui !
En entendant qu'il était question de lui, mon amant leva un
sourcil mais resta immobile.
- Tu es vraiment une belle enflure ! Comment
as-tu osé lui faire ça ? Elle pleure toutes les
larmes de son corps et toi tu te pavanes comme ça, avec
ce...
- Ce ? S'enquit Andreï, agacé.
- Tu es vraiment une pourriture ! Tu ne crois pas
que tu lui en as déjà assez fait endurer ? Fils de
pute !
Je n'eus même pas le temps de parer le coup de poing violent
qu'il m'assena. Alors qu'il reculait pour juger de l'effet de son
coup, je sentis ma bouche se remplir de sang. Encore
étourdi, je passai ma langue sur mes dents pour constater
que ma canine droite avait laissé placé à un
trou béant. Alors que je prenais mon élan pour lui
rendre la monnaie de sa pièce, je me sentis happé
vers l'arrière pour constater que mon amant m'avait retenu,
entourant ses bras autour de ma taille, il me glissa furtivement
à l'oreille :
- Tu vas te faire du mal. Ce connard ne
mérite pas que tu te mettes dans tes états pareils,
pense à Samuel, tu ne veux pas déclencher une bagarre
générale le jour de son mariage, si ?
Toujours emprisonné par les bras de l'écrivain, je
tentais de me débattre, n'ayant que l'idée de
vengeance en tête. Cependant, mon amant ne desserrait pas son
emprise et je dus me résoudre à abandonner toute
tentative pour me libérer. C'est à ce moment que
Samuel fendit la foule réunie autour de nous pour assister
au spectacle, une colère noire crispait son visage duquel
tout sourire avait disparu.
- Philippe ! Hurla-t-il.
- C'est rien, Sam', articulai-je dans un flot de
sang. Juste une dent.
- Non ! Ce n'est pas rien ! Je savais qu'il y
aurait un problème avec Daphné, dit mon meilleur ami
en se tournant vers Philippe, ça devait forcément
arriver, mais j'ai pris le risque, et pour me remercier, tu colles
ton poing dans la gueule de mon meilleur ami ?
- Mais il est venu avec...
- Je sais avec qui il est venu, je sais aussi que
ça n'a pas du faire plaisir à Daphné, mais
c'est une grande fille. Gabriel est mon témoin, et je l'ai
invité en sachant pertinemment qu'il viendrait avec
Andreï qui est mon invité au même titre que toi
!
- Mais tu n'imagines pas à quel point elle
est...
- Je m'en fous ! C'est vos histoires à
vous et elles n'ont pas à interférer avec mon
mariage, c'est clair ? Je vais te demander de partir, emmène
Daphné avec toi, je ne veux pas d'autre scandale.
- Samuel, je...
- Je crois que c'était assez clair, gronda
mon amant en relachant peu à peu sa pression autour de mes
hanches.
Philippe baissa les yeux et lorsque Daphné fit son
apparition, il la prit par la main pour rejoindre la porte. Nous
les suivîmes du regard jusqu'à ce qu'ils aient franchi
le seuil. Le cercle qui s'était formé autour de nous
commençait à se dissiper lorsque mon meilleur ami me
demanda avec inquiétude :
- Tu es blessé ?
- Rien de grave, je crois que j'ai perdu une
dent. Je suis bon pour le dentiste lundi. Mais à part
ça, ça va.
- Tiens, prends une serviette et va te
débarbouiller, tu as du sang plein le visage.
- Ah, oui, merci.
En regardant mon image reflétée dans le miroir des
toilettes, je me trouvais un air plutôt piteux. Philippe
n'avait finalement pas tort, n'en avais-je pas déjà
fait supporter assez à Daphné ? Mais qu'aurais-je pu
faire d'autre ? Je n'allais pas venir seul au mariage de Samuel
uniquement parce qu'elle y serait présente, c'était
à elle de passer à autre chose, je n'avais pas
à m'adapter à ses états d'âme. Je
l'avais évidemment fait souffrir et je regrettais
amèrement que les événements se soient
déroulés ainsi, mais je devais à
présent vivre ma vie et m'affranchir des limites qu'elle
avait pu m'imposer durant toutes ces années.
- Alors, ça t'a plu ? Demandai-je à
Andreï qui venait de s'adosser contre le carrelage d'un des
murs.
- J'ai trouvé ça plutôt
triste.
- Ouais, dis-je en lançant un sourire
édenté à la glace. Putain, il m'a bien
amoché ce con.
- Fais voir.
- Là, juste là, la dent de...
Andreï avait déjà soulevé mon menton de
l'index et pressé ses lèvres contre les miennes. Je
soufflai alors :
- Merci.
- Pourquoi ?
- Merci de m'avoir retenu. Je m'en serais voulu,
et Samuel aussi.
- Pour être franc, si j'avais
été à ta place, je le lui aurais rendu au
centuple.
- Pourquoi est-ce que tu m'as
arrêté, alors ?
- Je ne voulais pas qu'il t'abîme,
sourit-il.
- Je ne sais pas comment je dois le
prendre...
- Tant pis.
- Je crois qu'il faudrait qu'on retourne dans la
salle, ils pourraient se demander ce qu'on fait dans les toilettes,
dis-je avec malice sous le regard consterné d'Andreï.
Tu veux boire quelque chose ?
- Je crois que deux verres de vodka me suffiront
amplement pour ce soir, je ne me sens pas d'humeur à avoir
un accident sur le retour.
- Je pourrais conduire, si tu veux ?
- Hors de question.
- S'il te plaît... Je n'ai jamais conduit
de voiture aussi puissante...
- Raison de plus. Et tu as bu autant que moi, je
pense que je ne t'apprendrai rien si je te dis que ma
résistance à l'alcool est plus élevée
que la tienne. Tiens, je crois entendre des piaillements
déchainés, la mariée doit être en train
de lancer le bouquet, va donc essayer de l'attraper.
- Tu veux bien arrêter de te foutre de ma
gueule ?
Mon amant sourit et passa son bras autour de ma taille avant de
murmurer à mon oreille :
- Non, je ne crois pas, je trouve ça assez
jouissif.
- Connard.
- S'il ne t'arrivait pas de hurler mon nom, je
finirais par croire que tu es persuadé que je m'appelle
connard, dit l'écrivain dans un sourire
évocateur.
- Je crois que je préférais encore
quand tu m'ignorais superbement au lieu de m'humilier dès
que tu en as l'occasion.
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Merlin4ever
jeu 19 jun 2008 21:42