Chapitre LXXXIX.  posté le jeudi 19 juin 2008 11:09

Nous arrivâmes à la mairie en un temps record et je sortis de la voiture encore secoué par un haut-le-coeur désagréable.
-    Pourquoi est-ce que tu conduis toujours comme ça ? On n'était pas pressé !
-    Tu vas me faire des reproches toute la journée ?
-    Non, tu as raison. Désolé.
Il ne répondit pas mais me suivit lorsque j'entrai dans la salle des mariages. Il alla prendre place dans le fond et je m'assis à la gauche de Samuel qui me lança un clin d'oeil radieux avant de me glisser à l'oreille :
-    C'est encore mieux que je ne l'aurais imaginé.
Je lui répondis par un sourire et la mairesse ventripotente commença son discours. Comparé à celui du prêtre, il fut extrèmement court et je fus rapidement appelé à signer le registre des mariages. Avec précaution, j'écrivis mon nom avant de signer. Des applaudissements retentirent dans toute la salle et je tournai furtivement la tête pour apercevoir Andreï frapper lentement des mains. Il n'avait presque pas l'air sarcastique, ce qui avait une je-ne-sais-quoi de profondément déstabilisant. Les mariés sortirent de nouveau sous les « hourra » de la foule pour rejoindre la voiture qui les mènerait à la salle de réception. Pour ma part, je retrouvai mon amant qui m'avait déjà devancé et s'installait dans la berline.
-    Andreï ?
-    Hum ?
-    Je voulais juste te dire que... C'est parfaitement ton droit de penser ce que tu veux, même si je trouve ça excessif, je n'ai pas à te faire de reproches là-dessus.
Il m'opposa un silence buté.
-    Je... Tu m'excuses ?
Il tourna la tête vers moi et se mordit la lèvre inférieure dans un geste évocateur. Il placa ensuite son index sous mon menton et inclina ma tête pour plaquer ses lèvres contre les miennes.
-    Arrête de t'excuser, ça te jouera des tours.
-    Mais alors, tu me...
-    La scène à laquelle je vais assister ce soir t'excuse largement.
-    Quelle scène ?
-    Ton ex compagne et toi, je sens que cela risque d'être divertissant.
-    Mais t'es vraiment qu'un connard.
Il sourit et écrasa l'accélérateur, me plaquant contre le siège.
-    Possible.

C.

La salle de réception était déjà bondée lorsque nous fîmes notre entrée. Un buffet gigantesque s'étendait le long d'un des murs de la pièce carrée tandis qu'à l'opposé se trouvait une longue rangée de chaises en bois recouvertes pour l'occasion de tentures rouges et blanches. Un estrade sur lequel était posé une chaîne stéréo faisait face à une piste de danse en parquet clair sur laquelle virevoltaient déjà quelques couples enlacés.
Incapable de mon concentrer sur la somptueuse décoration bicolore de la pièce, je cherchai à apercevoir une silhouette connue, celle de Daphné. Cependant, il me fut impossible de la reconnaître parmis la foule déjà présente. J'abandonnai donc mes recherches, décidant qu'elle se manifesterait bien assez tôt et qu'il n'était pas nécessaire d'aller au devant du désastre. Je ne l'avais pas revue depuis ce jour où nous avions rompu tout contact, sans même prendre la décision commune de se séparer. Tout s'était fait naturellement et sans accroc et je craignais le retour de flamme. Oserait-elle me gifler devant le parterre d'invités ? Ce n'était pas dans les habitudes de Daphné de se donner en spectacle, mais pourrais-je lui en vouloir si elle en venait à faire preuve d'une certaine originalité ?
-    J'imagine que je ne vais pas t'inviter à danser, donc tu veux boire quelque chose ?
-    Une vodka, sans glace, dit mon amant tandis que son regard parcourait distraitement l'assemblée.
-    Tu cherches quelque chose ?
-    Non.
-    D'accord.
J'avançai en direction du buffet en évitant tant bien que mal les couples qui tourbillonnaient autour de moi.
-    Une vodka sans glace et un whisky-coca, s'il vous plaît, criai-je au serveur, tentant de couvrir le bruit de la musique.
Lorsque l'homme en livrée plaça les deux verres entre mes doigts, une voix familière attira mon attention.
-    Oh mon Dieu, Phil ! Je crois que c'est lui, non, j'en suis persuadée, s'exclama-t-elle.
Je tournai la tête pour apercevoir Daphné. Ses longues boucles brunes étaient ramenées en un chignon savamment travaillé qui laissait échapper quelques mêches folâtres, sa taille fine était parfaitement mise en valeur par une robe fluide vert émeraude et une pochette assortie était calée sous son aisselle. Sa main droite était agrippée à la chemise d'un homme que je reconnus pour être le Philippe que j'avais trouvé si antipathique quelques mois plus tôt tandis que son regard était braqué vers le fond de la salle, et plus particulièrement sur l'homme que j'aimais. Comment avais-je pu ne pas y penser ? Daphné était la première admiratrice de l'écrivain et elle ne manquerait pas de provoquer un esclandre si elle venait à l'approcher d'un peu trop près.
-    Oh, je te jure que c'est lui... Je ne savais pas que Samuel le connaissait... C'est incroyable ! Tu as un stylo ? Oh, donne-moi un serviette en papier, là. Mais donne-moi un stylo, bon sang ! Mais cherche ! Excusez-moi, est-ce que vous avez un stylo ? Non ? Merci quand même. Monsieur ? Est-ce que vous auriez un stylo ? Non plus... D'accord, merci quand même. Monsieur, excusez-moi, je... Gabriel ?
Je me retournai pour faire face à celle qui avait partagé ma vie durant plus de six ans.
-    Oh, Daphné ! Quelle... Surprise.
Elle me lança un regard torve mais céda finalement à l'envie de me demander un stylo.
-    Tu as un...
-    Stylo ? Oui. Tiens- moi mes verres, s'il te plaît. Voilà.
-    Je... Merci, balbutia-t-elle.
-    Je t'en prie.
-    C'est parce qu'il y a Andreï Sidorov, et...
-    Je comprends.
-    Si j'avais su, j'aurais... Mais je ne pensais pas que Samuel le connaissait, alors...
-    Alors tu n'as pas de stylo.
-    Oui, voilà.
-    Tu peux le garder.
-    Ah ? Merci.
-    Je t'en prie.
-    D'accord. Alors...
-    Alors... On risque de se recroiser, donc... A tout à l'heure ?
-    Voilà, murmura-t-elle si bas que je ne pus que le lire sur ses lèvres.
Elle tourna les talons pour fendre la foule et rejoindre Andreï qui lui jeta un regard quasi-dégouté mais accepta finalement de signer la serviette en papier. Je souris alors, amusé. Mais lorsque mon regard se porta sur le nouveau compagnon de Daphné, je me raidis et mon sourire s'évanouit.
-    Oh. Philippe.
-    Gabriel.
-    A bientôt.
-    Ouais.
Je traversai la salle, franchement mal à l'aise. Cet homme avait le don de m'agacer au plus haut point, cela avait certainement quelque chose à voir avec son regard désagréable, sa nonchalance, sa voix traînante, sa pose faussement négligée. Il m'était purement et simplement antipathique. Je grommelai un « connard » entre mes dents.
Un détail me revint en mémoire, Daphné pensait qu'Andreï était un ami de Samuel. Elle n'avait donc pas lu la presse, elle qui était pourtant si accroc aux magazines à scandales ? Cela dit, je n'allais pas m'en plaindre, cela allait m'éviter une explication qu'elle me demanderait certainement. Non, ce soir, j'allais me contenter de subir des regards assassins et belliqueux, et c'était bien assez.
Je tendis son verre à mon amant.
-    Je me suis fait agresser par une dingue, dit-il en avalant le contenu de son verre d'une traite.
-    C'était Daphné, murmurai-je, encore impressionné par sa facilité à ingurgiter tant d'alcool sans une grimace.
-    Ton ex-compagne, c'est ça ?
-    Oui, elle t'adore. J'ai même du lui prêter un stylo...
Il eut une moue agacée, de la jalousie ?
-    Quoi ?
-    J'ai raté ça.
-    Mais tu es vraiment...
-    Un connard, je sais. Je vais aller fumer une cigarette dehors.
-    C'est non-fumeurs ici ?
-    Non.
-    Attends, j'arrive.
Je suivis mon amant jusqu'à l'extérieur de la salle de réception. La nuit était déjà tombée et la flamme éphémère de son briquet illumina furtivement son beau visage. La pleine lune lui donnait un air fantomatique et ne faisait que renforcer son côté éthéré, mais tellement séduisant.
-    Tu sais qu'aujourd'hui, ça fait exactement un an qu'on s'est rencontré ?
-    Ah ?
-    C'était un vingt-quatre Novembre.
-    Possible, murmura l'écrivain en crachant une épaisse fumée.
-    Bon anniversaire, alors. Enfin, non, laisse tomber, c'est idiot. C'est Daphné qui faisait ça. D'ailleurs, je ne connais même pas le jour de ton anniversaire.
-    Moi non plus.
-    Oui, mais moi je te l'ai dit, c'est juste que tu ne le retiens pas. Ou plutôt que tu ne fais pas l'effort de le retenir. Mais tu ne m'as jamais dit le jour du tien...
-    C'est le neuf Janvier, murmura l'écrivain en plantant son regard gris dans le mien.
-    D'accord. Je commence à avoir froid, j'ai laissé mon manteau au vestiaire.
L'écrivain passa son bras autour de ma taille et m'amena contre lui. Je laissai ma tête se reposer sur son torse alors qu'il enfouissait son menton dans ma chevelure.
-    Si j'avais su il y a un an qu'on en serait là, murmurai-je. Je n'aurais jamais pu imaginer... Je suis vraiment heureux que tu sois venu.
Mon amant ne me répondit pas, mais je pus sentir la pression de son bras sur ma hanche qui s'affirmait plus encore.
-    Je savais bien que tu n'étais pas juste qu'un connard fini, même si j'ai eu des doutes au début. Je sais que tu vas trouver ça pathétique que je te dise ça, mais je ne regrette rien.
Je tournai la tête pour mieux admirer l'écrivain qui déposa un baiser sur mes lèvres avant de jeter sa cigarette.
-    Je crois que je vais reprendre une vodka.

CI.

Alors que nous entrions de nouveau dans la salle de réception, Samuel vint au devant de nous :
-    Je vous cherchais ! On fait les photos !
-    J'arrive, dis-je.
Je n'espérais pas une seule seconde qu'Andreï accepte de s'afficher à mes côtés sur la photographie, mais il m'emboîta le pas. Le témoin d'Edwige était déjà placé à gauche de la mariée, un bras passé autour de la taille de la femme qui devait être sa compagne.
-    On prend les témoins et leur... Moitié, dit Samuel.
-    Je ne crois pas qu'Andreï...
-    Je crois que je suis encore en mesure de décider de ce que je veux faire, sourit mon amant.
Je me plaçai donc à droite de Samuel, imité par l'écrivain qui, lui,  se garda bien cependant de passer un bras autour de mes hanches.
-    Un sourire, dit gaiement le photographe.
Je m'exécutai, doutant que l'écrivain en fasse de même. Le bruit du déclencheur se fit entendre et notre petit groupe se dispersa. Je vis alors Daphné fendre la foule pour se précipiter sur la mariée.
-    Andreï Sidorov était un des témoins de Samuel ? Demanda-t-elle avec excitation.
-    Non, rit la mariée, c'est le compagnon de Gabriel.
Evidemment, elle n'avait aucune idée de qui était Daphné et du passé que nous avions en commun. Sous mon regard angoissé, je vis le visage de mon ex-compagne blêmir et s'affaisser. Elle ouvrit alors la bouche sur une phrase qui refusa visiblement de franchir le seuil de ses lèvres. Elle finit cependant par prononcer avec difficulté :
-    Son... Compagnon ?
-    Mais oui, dit Edwige avec joie.
-    Comment ça, son... Compagnon ?
Elle me lança ensuite un regard qui en disait long sur l'état de choc dans lequel elle pouvait se trouver. Cela dit, cela était tout à fait compréhensible, elle venait d'apprendre en une seule phrase l'homosexualité ou du moins la bisexualité de son ex-compagnon et de son auteur favori. Son monde semblait s'être écroulé et elle était pâle comme la mort. Cette scène m'inspira un gigantesque élan de compassion et je me crus dans le devoir de lui donner des explications. Elle s'élança alors vers les toilettes, aussitôt suivie par son nouveau compagnon.
-    Qu'est-ce qui lui a pris ? Demanda Andreï, un verre de liquide transparent à la main.
-    Elle a appris qu'on était ensemble.
-    Ah. Là, ça risque d'être divertissant.
-    Ce n'est pas un jeu !
-    Prend le comme tel, ce n'est pas comme si c'était vraiment grave.
-    Je n'ai pas envie de prendre ça comme un jeu, elle a vraiment l'air bouleversé, dis-je avant de m'interrompre en constatant que Philippe approchait de nous avec l'air déterminé de l'homme qui va user de la violence.
Et en effet, alors qu'il arrivait à ma hauteur, il me propulsa en arrière en frappant du plat de sa main sur mon torse.
-    Putain ! Elle venait à peine de se remettre de tout ce que tu lui avais fait, et toi tu te pointes en t'affichant avec lui !
En entendant qu'il était question de lui, mon amant leva un sourcil mais resta immobile.
-    Tu es vraiment une belle enflure ! Comment as-tu osé lui faire ça ?  Elle pleure toutes les larmes de son corps et toi tu te pavanes comme ça, avec ce...
-    Ce ? S'enquit Andreï, agacé.
-    Tu es vraiment une pourriture ! Tu ne crois pas que tu lui en as déjà assez fait endurer ? Fils de pute !
Je n'eus même pas le temps de parer le coup de poing violent qu'il m'assena. Alors qu'il reculait pour juger de l'effet de son coup, je sentis ma bouche se remplir de sang. Encore étourdi, je passai ma langue sur mes dents pour constater que ma canine droite avait laissé placé à un trou béant. Alors que je prenais mon élan pour lui rendre la monnaie de sa pièce, je me sentis happé vers l'arrière pour constater que mon amant m'avait retenu, entourant ses bras autour de ma taille, il me glissa furtivement à l'oreille :
-    Tu vas te faire du mal. Ce connard ne mérite pas que tu te mettes dans tes états pareils, pense à Samuel, tu ne veux pas déclencher une bagarre générale le jour de son mariage, si ?
Toujours emprisonné par les bras de l'écrivain, je tentais de me débattre, n'ayant que l'idée de vengeance en tête. Cependant, mon amant ne desserrait pas son emprise et je dus me résoudre à abandonner toute tentative pour me libérer. C'est à ce moment que Samuel fendit la foule réunie autour de nous pour assister au spectacle, une colère noire crispait son visage duquel tout sourire avait disparu.
-    Philippe ! Hurla-t-il.
-    C'est rien, Sam', articulai-je dans un flot de sang. Juste une dent.
-    Non ! Ce n'est pas rien ! Je savais qu'il y aurait un problème avec Daphné, dit mon meilleur ami en se tournant vers Philippe, ça devait forcément arriver, mais j'ai pris le risque, et pour me remercier, tu colles ton poing dans la gueule de mon meilleur ami ?
-    Mais il est venu avec...
-    Je sais avec qui il est venu, je sais aussi que ça n'a pas du faire plaisir à Daphné, mais c'est une grande fille. Gabriel est mon témoin, et je l'ai invité en sachant pertinemment qu'il viendrait avec Andreï qui est mon invité au même titre que toi !
-    Mais tu n'imagines pas à quel point elle est...
-    Je m'en fous ! C'est vos histoires à vous et elles n'ont pas à interférer avec mon mariage, c'est clair ? Je vais te demander de partir, emmène Daphné avec toi, je ne veux pas d'autre scandale.
-    Samuel, je...
-    Je crois que c'était assez clair, gronda mon amant en relachant peu à peu sa pression autour de mes hanches.
Philippe baissa les yeux et lorsque Daphné fit son apparition, il la prit par la main pour rejoindre la porte. Nous les suivîmes du regard jusqu'à ce qu'ils aient franchi le seuil. Le cercle qui s'était formé autour de nous commençait à se dissiper lorsque mon meilleur ami me demanda avec inquiétude :
-    Tu es blessé ?
-    Rien de grave, je crois que j'ai perdu une dent. Je suis bon pour le dentiste lundi. Mais à part ça, ça va.
-    Tiens, prends une serviette et va te débarbouiller, tu as du sang plein le visage.
-    Ah, oui, merci.
En regardant mon image reflétée dans le miroir des toilettes, je me trouvais un air plutôt piteux. Philippe n'avait finalement pas tort, n'en avais-je pas déjà fait supporter assez à Daphné ? Mais qu'aurais-je pu faire d'autre ? Je n'allais pas venir seul au mariage de Samuel uniquement parce qu'elle y serait présente, c'était à elle de passer à autre chose, je n'avais pas à m'adapter à ses états d'âme. Je l'avais évidemment fait souffrir et je regrettais amèrement que les événements se soient déroulés ainsi, mais je devais à présent vivre ma vie et m'affranchir des limites qu'elle avait pu m'imposer durant toutes ces années.
-    Alors, ça t'a plu ? Demandai-je à Andreï qui venait de s'adosser contre le carrelage d'un des murs.
-    J'ai trouvé ça plutôt triste.
-    Ouais, dis-je en lançant un sourire édenté à la glace. Putain, il m'a bien amoché ce con.
-    Fais voir.
-    Là, juste là, la dent de...
Andreï avait déjà soulevé mon menton de l'index et pressé ses lèvres contre les miennes. Je soufflai alors :
-    Merci.
-    Pourquoi ?
-    Merci de m'avoir retenu. Je m'en serais voulu, et Samuel aussi.
-    Pour être franc, si j'avais été à ta place, je le lui aurais rendu au centuple.
-    Pourquoi est-ce que tu m'as arrêté, alors ?
-    Je ne voulais pas qu'il t'abîme, sourit-il.
-    Je ne sais pas comment je dois le prendre...
-    Tant pis.
-    Je crois qu'il faudrait qu'on retourne dans la salle, ils pourraient se demander ce qu'on fait dans les toilettes, dis-je avec malice sous le regard consterné d'Andreï. Tu veux boire quelque chose ?
-    Je crois que deux verres de vodka me suffiront amplement pour ce soir, je ne me sens pas d'humeur à avoir un accident sur le retour.
-    Je pourrais conduire, si tu veux ?
-    Hors de question.
-    S'il te plaît... Je n'ai jamais conduit de voiture aussi puissante...
-    Raison de plus. Et tu as bu autant que moi, je pense que je ne t'apprendrai rien si je te dis que ma résistance à l'alcool est plus élevée que la tienne. Tiens, je crois entendre des piaillements déchainés, la mariée doit être en train de lancer le bouquet, va donc essayer de l'attraper.
-    Tu veux bien arrêter de te foutre de ma gueule ?
Mon amant sourit et passa son bras autour de ma taille avant de murmurer à mon oreille :
-    Non, je ne crois pas, je trouve ça assez jouissif.
-    Connard.
-    S'il ne t'arrivait pas de hurler mon nom, je finirais par croire que tu es persuadé que je m'appelle connard, dit l'écrivain dans un sourire évocateur.
-    Je crois que je préférais encore quand tu m'ignorais superbement au lieu de m'humilier dès que tu en as l'occasion.

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Tous les commentaires de l'article:
Chapitre LXXXIX.

  • Merlin4ever

    jeu 19 jun 2008 21:42

    super chapitre

  • alizée

    jeu 19 jun 2008 21:04

    Ce chapitre est vraiment à la hauteur de mes espérances.

    ^^

  • liloùù

    jeu 19 jun 2008 19:57

    mdrrr ah je kiffe la facon de pensée d'Andrei xDD
    et pis Gab', arrete de t'en vouloir, si Daphnée a reagis comme ça, c'est son probleme, moi j'aurais trop aimer voir mon ex dans cette état s'il me voyait dans les bras d'une star =D

  • Muntasega

    jeu 19 jun 2008 19:26

    super suite , je raffole de ton histoire ^^
    bonne continuation a toi .

  • Cracotte

    jeu 19 jun 2008 19:10

    j'adore toujours autant cette histoire!!
    Ils sont adorables tous les deux
    et andrei qui se lache de plus en plus !!
    Vivement la suite

  • Reveuse

    jeu 19 jun 2008 18:28

    Ralala c'était géant cette suite...je trouve Andreï de plus en plus charment.

  • Nowhere Girl

    jeu 19 jun 2008 17:14

    A voir les commentaires, je ne suis pas la seule mais j'ai adoré ce chapitre ! ^^
    Je me répète mais... Quel plaisir de te lire !

  • piline

    jeu 19 jun 2008 16:31

    hiiiii chapitre tant attendu et excellent!!!

    merci =D

  • lydie mailto

    jeu 19 jun 2008 15:23

    trop trop bon, j'ai adoré ce chapitre!!!!!!!!!!
    Je l'avais trop attendu cette suite et je ne suis vraiment pas déçu!!! J'imagine trop la tête de l'autre pouffe!XD
    Vivement que la suite soit aussi longue!!!

  • Maly

    jeu 19 jun 2008 14:26

    TROP BIEN, j'ai attendu cette suite et je suis pas déçut, bravo, bravo. superbe pauvre Gab comme même et puis CONNARD Philipe !!! il lui à peté une dent non mais OH !!!

    Merci beaucoup pour cette belle, suberbe, magnifique, extraordinaire suite ^^




 

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