Je pris ma veste et sortis
dans les rues, je voulais comprendre. Je n'avais jamais eu à
me poser la question de mon orientation sexuelle. Tout avait
été très clair, j'avais même fait partie
de ces garçons qui n'hésitaient pas à
entretenir des liaisons avec plusieurs femmes à la fois.
Puis, il y avait eu Daphné, je m'étais rangé,
on s'était installé. Je n'étais pas malheureux
de cette vie, au contraire, et pourtant... Pourtant cet homme
m'intriguait. En réalité, le plus intrigant
était très certainement la réaction que mon
corps avait eu lorsqu'il était entré en contact avec
le sien. Juste un contact furtif, une main abandonnée sur
une épaule. Une main abandonnée sur une épaule
et j'étais rentré chez moi pour faire l'amour
à Daphné, pour me convaincre de mon
hétérosexualité ou pour évacuer ce
désir qui m'étouffait ? Non, il n'y avait aucun
désir, juste une réaction sans aucun doute due au
stress, à la promiscuité peut-être
également. Je me pris la tête entre les mains, toutes
les piètres excuses que je tentais de me donner sonnaient
faux.
- Je peux t'aider ?
- Hein ?
Je me retournai, il était là. Je regardai autour de moi, j'avais marché jusqu'à l'Avenue Foch, un trajet d'au moins une heure à partir de chez moi. Il n'y avait alors plus aucun doute, j'avais un problème, et un difficile à résoudre.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je... Je crois que je me suis paumé, répondis-je.
- Tu veux de l'argent pour le taxi ?
- Je peux monter ?
J'aurais pu ajouter : "je veux comprendre, je veux constater que cela ne se reproduira pas". Il eut comme un mouvement de recul et leva un sourcil. Il m'étudia de haut en bas avant de hausser les épaules.
- Comme tu veux, soupira-t-il.
Il poussa la porte de son appartement et accrocha son manteau noir et son écharpe assortie au porte-manteau puis il alla chercher deux serviettes dans la salle de bain, il m'en lança une.
- Mon appartement n'est pas un hospice, gronda-t-il.
Malgré l'épaisseur de son manteau, sa chemise blanche était trempée et il souleva avec dégoût l'un des pans qui lui collait à la peau.
- Je reviens.
Il pénétra dans une pièce dont il ferma la porte et en ressortit cinq minutes plus tard, ses cheveux chatains ébouriffés laissaient retomber quelques mêches éparses sur son front et ses yeux. Je me contentais de grelotter dans l'entrée. Il tenta d'allumer une cigarette mais son briquet refusa obstinément de s'allumer.
- Trempé. Saloperie de temps, soupira-t-il. Tu comptes rester dans l'entrée toute la nuit ?
- Euh, non, excusez-moi.
- Assieds-toi là. Ah non, tu es trempé, par sur le canapé. Là, sur le parquet.
- Sur le parquet ?
- Prêt à croire tout ce que je dis, n'est-ce pas ?
Je me sentis rougir. Il étendit une serviette sur le canapé pour que je m'y installe et prit place dans le fauteuil qui me faisait face, il sembla se rappeler qu'il n'avait plus de briquet et fouilla dans un pot placé sous la table basse pour en sortir une boîte d'allumettes. Il craqua la première et la flamme dansa dans ses yeux pendant un court instant, il la souffla ensuite, avant de cracher un nuage de fumée.
- Qu'est-ce qui t'amènes ? Tu t'es soudainement dit que tu avais une question du tonnerre pour ton article merdique ?
- Euh... Je marchais et puis, coïncidence...
- Tu marchais à plus d'une heure de chez toi et tu t'es retrouvé pile devant chez moi ? Tu veux me faire avaler ça ?
Il avait changé de position dans le fauteuil et me regardait fixement, sans ciller. Je finis par baisser les yeux.
- Tu voulais me revoir ?
- Arrêtez, je suis pas...
- Pas quoi ?
- Non, rien.
Il se leva du fauteuil et vint poser ses mains de part et d'autre de mes cuisses. Il se cambra en avant et son visage touchait presque le mien. Il eut un nouveau sourire ironique avant de murmurer :
- Quoi ? Tu n'es pas... Gay ?
- Non !
- Je jurerais que tu bandes.
- Arrêtez, ça ne me...
- Gagné, sourit-il.
- Tu as envie de moi, non ?
- Non.
- Non ?
- Non, balbutiai-je.
Il colla ses lèvres contre les miennes et, de sa langue, il essaya de se frayer un passage entre mes dents. Je fermais obstinément la bouche mais il attrapa ma nuque dans sa main gauche et me força à ouvrir la machoire avec la droite. Il commença alors à m'embrasser avec force, si bien que je ne pus résister et que je répondis alors à son baiser.
- Je peux t'aider ?
- Hein ?
Je me retournai, il était là. Je regardai autour de moi, j'avais marché jusqu'à l'Avenue Foch, un trajet d'au moins une heure à partir de chez moi. Il n'y avait alors plus aucun doute, j'avais un problème, et un difficile à résoudre.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je... Je crois que je me suis paumé, répondis-je.
- Tu veux de l'argent pour le taxi ?
- Je peux monter ?
J'aurais pu ajouter : "je veux comprendre, je veux constater que cela ne se reproduira pas". Il eut comme un mouvement de recul et leva un sourcil. Il m'étudia de haut en bas avant de hausser les épaules.
- Comme tu veux, soupira-t-il.
Il poussa la porte de son appartement et accrocha son manteau noir et son écharpe assortie au porte-manteau puis il alla chercher deux serviettes dans la salle de bain, il m'en lança une.
- Mon appartement n'est pas un hospice, gronda-t-il.
Malgré l'épaisseur de son manteau, sa chemise blanche était trempée et il souleva avec dégoût l'un des pans qui lui collait à la peau.
- Je reviens.
Il pénétra dans une pièce dont il ferma la porte et en ressortit cinq minutes plus tard, ses cheveux chatains ébouriffés laissaient retomber quelques mêches éparses sur son front et ses yeux. Je me contentais de grelotter dans l'entrée. Il tenta d'allumer une cigarette mais son briquet refusa obstinément de s'allumer.
- Trempé. Saloperie de temps, soupira-t-il. Tu comptes rester dans l'entrée toute la nuit ?
- Euh, non, excusez-moi.
- Assieds-toi là. Ah non, tu es trempé, par sur le canapé. Là, sur le parquet.
- Sur le parquet ?
- Prêt à croire tout ce que je dis, n'est-ce pas ?
Je me sentis rougir. Il étendit une serviette sur le canapé pour que je m'y installe et prit place dans le fauteuil qui me faisait face, il sembla se rappeler qu'il n'avait plus de briquet et fouilla dans un pot placé sous la table basse pour en sortir une boîte d'allumettes. Il craqua la première et la flamme dansa dans ses yeux pendant un court instant, il la souffla ensuite, avant de cracher un nuage de fumée.
- Qu'est-ce qui t'amènes ? Tu t'es soudainement dit que tu avais une question du tonnerre pour ton article merdique ?
- Euh... Je marchais et puis, coïncidence...
- Tu marchais à plus d'une heure de chez toi et tu t'es retrouvé pile devant chez moi ? Tu veux me faire avaler ça ?
Il avait changé de position dans le fauteuil et me regardait fixement, sans ciller. Je finis par baisser les yeux.
- Tu voulais me revoir ?
- Arrêtez, je suis pas...
- Pas quoi ?
- Non, rien.
Il se leva du fauteuil et vint poser ses mains de part et d'autre de mes cuisses. Il se cambra en avant et son visage touchait presque le mien. Il eut un nouveau sourire ironique avant de murmurer :
- Quoi ? Tu n'es pas... Gay ?
- Non !
- Je jurerais que tu bandes.
- Arrêtez, ça ne me...
- Gagné, sourit-il.
- Tu as envie de moi, non ?
- Non.
- Non ?
- Non, balbutiai-je.
Il colla ses lèvres contre les miennes et, de sa langue, il essaya de se frayer un passage entre mes dents. Je fermais obstinément la bouche mais il attrapa ma nuque dans sa main gauche et me força à ouvrir la machoire avec la droite. Il commença alors à m'embrasser avec force, si bien que je ne pus résister et que je répondis alors à son baiser.


Bloodyrock
mer 03 oct 2007 22:14