C'est ici que l'on commence à entrer dans le vif du sujet, vous pouvez encore fermer la fenêtre, mais après, c'est trop tard ^^
La journée au
travail fut morose au possible et je restai figé devant mon
écran à écrire une introduction à mon
article, puis à l'effacer. Qu'écrire ? Qu'Andreï
Sidorov était un salaud ?
- Gabriel ? Il y a quelqu'un pour toi sur la deux
!
- Merci, je prends ! Allô ?
- Tu as oublié ton écharpe chez
moi, prononça une voix rauque qui me fit
frémir.
- Euh, oui, je sais, dis-je en prenant la voix la
plus dégagée que je pouvais m'inventer.
- Tu comptes passer la reprendre ou je la jette
?
- Je ne sais pas.
- Il faudrait te décider, dit-il d'un ton
agacé.
- Je passe ce soir vers vingt heures, d'accord
?
- Comme tu voudras.
Il raccrocha et le soir, j'étais à vingt
heures trente précises devant sa porte. Il sortait
visiblement de la douche puisqu'il était encore torse-nu, je
le détaillai en commençant par ses abdominaux
remarquablement bien dessinés vu sa finesse, deux creux
s'étiraient de part et d'autres de son ventre et formaient
une aisne presque prometteuse. Ses pectoraux étaient aussi
impressionants que ses abdominaux, parfaitements dessinés
sans être outranciers. Les muscles saillants de ses
épaules lui conféraient une impression de puissance
et soudain une pensée furtive me traversa l'esprit, j'enviai
un instant ceux qui avaient eu l'occasion de coller leur corps
contre celui qui se trouvait face à moi. Il enfila la
chemise qu'il tenait à la main et commença à
la boutonner.
- Tu as fini ?
Je relevai soudainement la tête, il me regardait avec
dédain. Je rougis instantanément.
- Fini quoi ?
- De me regarder comme ça.
- Euh... Oui, désolé.
- Ton écharpe est dans le salon.
- Merci.
Une fois que je fus entré, il referma brutalement la
porte et marcha vers moi, j'étais comme
tétanisé. Il mit son index sous mon menton.
- Ce que tu vois te plaît ?
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
Il vint se placer derrière moi et introduisit sa main
droite dans le col de ma chemise avant de me caresser le torse. Ses
dents s'enfonçaient dans ma nuque dans des baisers rageurs.
Puis, doucement, il souleva un pan de la chemise qu'il avait
à moitié entrouverte et glissa sa main contre mon
ventre avant de l'insinuer entre ce dernier et ma ceinture et de
caresser mon sexe. Il rejeta alors sa tête en arrière
avant de murmurer à mon oreille :
- Je crois que tu vois très bien de quoi
je parle.
Je saisis ses mains avant de m'avancer brutalement et de me
retourner.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Ca me paraît évident, tu es
plutôt lent ce soir.
- Vous ne pouvez pas faire ça !
- Et pourquoi donc ?
- Vous m'avez dit que j'étais purement
décoratif !
- Est-ce que cela doit forcément
m'empêcher d'avoir envie de toi ?
- Vous vous foutez de ce que je ressens !
Il s'approcha à nouveau de moi et planta son regard
dans le mien, ses yeux gris étaient
impénétrables. Je reculai jusqu'à ce que je
bute contre le mur. Il eut alors un sourire mauvais.
- Tu n'as pas envie de moi ?
- Non !
- Tu crois que je ne t'ai pas vu quand j'ai
ouvert la porte ? Tu crois que je n'ai pas vu que tu crevais
d'envie de coucher avec moi ?
- Vous vous êtes trompé.
- Non.
Ce dernier mot avait été prononcé
froidement.
- J'ai envie de toi, je vais coucher avec
toi.
- Je ne suis pas d'accord.
- Bien sûr que si !
Il commença à déboutonner ma chemise et
lorsque celle-ci fut totalement ouverte, il attira mon corps contre
le sien, cherchant ma bouche que je tentais de dérober. N'y
tenant plus, ivre de désir, je lui abandonnai mes
lèvres et déchirai presque sa chemise en voulant
l'ouvrir avec trop de précipitation. Il attrapa ma
mâchoire avec son pouce et son index et me força
à l'ouvrir pour y plonger sa langue. Puis il renvoya
brusquement mon visage en arrière et se recommença
à mordre la chair de mon cou, chacune de ces petites
douleurs ne faisaient que renforcer mon désir et je crus
devenir fou. D'un coup sec, il détacha la boucle de ma
ceinture mon pantalon tomba sur mes genoux. Il saisit alors mon
sexe dans sa main droite et commença à me masturber
tout en m'embrassant. "Essaie de penser à Daphné dans
cette histoire, OK ?"
- Non !
Il se recula soudainement.
- Pardon ?
- Je ne peux pas.
- Tu ne peux pas ?
- Je vis avec quelqu'un.
- Et qu'est-ce que ça peut me faire
?
- A vous rien, mais je ne peux pas...
- Prend ton écharpe.
- Hein ?
- Quand tu t'en vas, prend ton
écharpe.
- Ah...
Il reboutonna sa chemise et passa sa main dans ses cheveux
les ébouriffant plus qu'ils ne l'étaient
déjà. Le tableau était parfait, ce visage
carré mais délicat, ces yeux gris et intenses, ces
cheveux chatains fins et légers qui lui composaient une
auréôle. Je compris alors pourquoi seul Sidorov avait
sur me détourner de la voie de mon
hétérosexualité : il était l'homme le
plus magnifique qu'il m'avait été donné de
rencontrer.
Je serais très intéressée par vos avis sur cette histoire, alors si cela ne vous dérange pas, j'aimerais que vous me fassiez part de vos remarques. Merci !



layla
ven 01 aoû 2008 14:56