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Chapitre XXVI.  posté le lundi 05 novembre 2007 17:17

-    J'ai vu Littera au kiosque, Sidorov est en couverture, dit Eva en s'affalant sur le canapé dans un grincement réprobateur.
-    Je sais, je me demande ce qui va se passer.
-    Ne te donne pas trop d'importance, dit-elle avec douceur. Même si cet article semble être un manifeste homosexuel pour les gens qui te connaissent, je pense que beaucoup ne vont y voir qu'une biographie banale.
-    Je crois que j'aurais préféré publier le deuxième article...
-    Maintenant c'est fait. En tout cas, la couv' est vachement bien choisie, ce type est un canon.
-    Il est encore mieux en vrai, dis-je dans un sourire.
  Elle me jeta un coussin.
-    Monsieur commence enfin à se lâcher.
-    N'en abuse pas non plus.
-    Autant pour moi, dit-elle en se relevant avec peine pour accrocher sa veste et son chech au porte-manteau. Tu as reçu des propositions ?
-    Le journal est paru ce matin, j'attends de voir.
-    Tu crois vraiment que cet article peut tout changer ?
-    J'ai un édito de Sidorov, j'ai donc collaboré avec lui, de plus, mon article laisse entendre que j'aurais pu faire bien plus que collaborer avec lui, alors oui, je pense que oui.
-    Evidemment, si tu vois les choses comme ça...
-    Franchement, j'y crois, insistai-je.
-    Alors j'espère que tu ne te trompes pas, dit-elle en haussant les épaules. Je dis ça pour toi, je n'ai pas envie que tu te berces d'illusions...
-    Ca va aller, OK ?
-    Je te fais confiance, mais...
-    Ca ira.
-    OK, conclut-elle.
  Elle commença à mettre la table lorsque quelque chose sembla soudainement lui revenir en mémoire.
-    Dis, ça te dérange de retourner dans ton appart' pour cette nuit ?
-    Euh... Pourquoi ?
-    J'ai invité quelqu'un...
-    Oui, bien sûr, je comprends, dis-je, décontenancé. Je vais retourner à l'appartement cette nuit.
-    Merci beaucoup, dit-elle dans un clin d'oeil.
-    De rien, c'est normal, d'ailleurs, je vais y aller tout de suite.
-    Reste au moins manger avec moi, dit-elle.
-    OK.
  Une demi-heure plus tard, je récupérai quelques affaires que j'avais installées à demeure chez ma soeur pour ne pas me retrouver pris au dépourvu en retournant dans mon appartement vide.
  Cependant, je décidai de faire un détour par l'Avenue Foch, plus exactement au quatrième étage du numéro soixante-seize. La gardienne ne fut pas plus aimable que les fois précédentes et c'est de mauvaise grâce qu'elle me laissa entrer, ayant auparavant jeté sur moi un regard profondément désapprobateur. Je montai quatre à quatre les étages avant de sonner prudemment à la porte monogrammée "A.S.". Celle-ci s'ouvrit sur la silhouette mince d'Andreï qui leva le sourcil gauche.
-    Oui ?
-    Je suis passé te saluer.
-    Je ne suis toujours pas un hospice, ironisa-t-il en apercevant la petite valise que je tenai à la main.
-    Je ne viens pas pour envahir ton espace vital.
-    Tu m'en vois ravi, dit-il avec un regard dans lequel ne transparaissait aucun ravissement, plutôt un agacement visible.
-    Je peux entrer ?
-    Si tu veux, dit-il en s'écartant pour me céder le passage.
  Il marcha devant moi jusque dans le salon et prit place dans son fauteuil favori pendant que je m'asseyais dans le canapé avec le sentiment de déranger. Il alluma une cigarette.
-    Je voulais te remercier une nouvelle fois, commençai-je, peu sûr de moi.
-    Ma maison d'édition veut ta peau, m'interrompit-il.
-    Pardon ?
  Il s'enfonça plus profondément dans le cuir du fauteuil en croisant les jambes.
-    Ils trouvent que ton article est plus qu'ambigu et cela ne leur plaît pas vraiment, expliqua-t-il.
-    Et toi ?
-    Moi ?
-    Qu'est-ce que tu penses de cet article ? Des retombées qu'il pourrait avoir ?
-    Je crois que ça ne m'intéresse pas.
-    Ton public n'est composé que de femmes, ce genre de rumeurs peuvent être...
-    Tu ne trouves pas ça drôle, justement ?
-    Drôle ?
-    La société veut te donner une étiquette et l'étiquette d'éternel romantique ne me plaît assurément pas. Ce n'est pas parce que les femmes découvriront que j'ai pu m'égarer avec toi qu'elles cesseront de me lire, les plus intelligentes comprendront que je me fiche de leurs histoires niaises et que ce que j'écris n'est qu'ironique. Le reste continuera à me lire, puisqu'elles sont incapables de vivre leur vie comme elles l'entendent, parce qu'elles ont besoin de modèles, d'exemples.
-    Tu m'as aidé parce que ça t'arrangeait ?
-    Evidemment, dit-il avec un sourire mauvais qui le rendait encore plus séduisant. Pour tout te dire, cette ambiguité renforce l'aura du personnage que je me suis créé. Il en serait différemment si la rumeur en question se voyait entérinée.
  Pour la première fois depuis que je le connaissais, je vis s'imprimer sur son visage une expression d'anxiété rapidement chassée par son habituelle neutralité absolue.
-    Pourquoi est-ce que tu joues à ça avec moi ?
-    Quoi donc ?
-    Tu te sers de moi, dis-je serrant les poings pour me donner du courage.
-    Tu as l'impression que je me sers de toi ?
-    Oui !
-    En effet.
-    En effet ? C'est tout ?
-    Oui, lâcha-t-il en regardant le ciel à travers la vitre du salon.
  J'étais atterré, j'avais imaginé ne serait-ce qu'une infime réaction de sa part, et rien. Pas la moindre once de culpabilité, pas la moindre petite intention de s'expliquer et – pourquoi pas ? - de s'excuser.
  Il se leva et écrasa d'un geste sa cigarette dans le cendrier. Il se cambra face à moi et posa son index sous mon menton m'obligeant à lever la tête pour le regarder dans les yeux et alors que je me brulais au contact de ses yeux glacés, il lâcha soudain :
-    Oui, je joue avec toi, et ça te plaît, n'est-ce pas ?
-    Non.
-    Non ?
-    Non.
-    Laisse-moi rire, tu n'as qu'une envie, coucher avec moi, je me trompe ?
-    Complètement.
-    Ton érection semble indiquer le contraire, dit-il en pressant mon sexe dans sa main droite, à travers mon pantalon, m'arrachant un gémissement.
-    Je...
-    Ferme-la, dit-il en pressant ses lèvres contre les miennes.
-    Tu crois que tu peux faire ce que tu veux de moi ?
-    Oui, dit-il, l'air vaguement surpris.
-    Alors, tu commets une grossière erreur !
  Il s'approcha de moi, m'obligeant à me reculer et m'acculant à nouveau contre le mur avant de poser ses deux mains de part et d'autre de mes épaules. Je sentai son souffle rauque sur mon épaule et je ne pus plus lui résister lorsqu'il colla son torse viril contre le mien. Il lêcha doucement ma lèvre supérieure jusqu'à ce que je consente à ce qu'il glisse sa langue entre mes dents pour me délivrer un baiser violent et sensuel. Je le pris entre mes bras et fis volte-face pour le coller contre le mur et prendre sa verge, qui formait une bosse à travers son pantalon, dans ma main droite. Il gémit et soupira avant de se retourner et de reprendre une position de force. Ce manège eut lieu une fois, puis deux, puis tellement de fois que je ne pus plus les compter. Nous nous embrassions et nous caressions violemment, renversant tout sur notre passage, trébuchant à travers la pièce, ivres de désir. D'une main, il frappa violemment ma poitrine et m'envoya voler contre la porte de sa chambre avant de se plaquer contre moi avec fureur et d'attraper mes hanches pour me coller contre lui. D'un geste désordonné, je tentai d'appuyer sur la poignée, il vit mes difficultés et se chargea de le faire. Après avoir pénétré dans la pièce plongée dans une quasi-obscurité à peine troublée par la lumière des lampadaires et des occasionels phares, il saisit mes épaules et me renversa sur le lit, je l'emportai avec moi et il se trouva allongé sur moi avant de se mettre à califourchon sur mon torse. Je me débattis et réussis à le renverser pour me placer à mon tour sur lui. Nous roulâmes ainsi dans le lit jusqu'à être à la limite d'en tomber. Je défis sa ceinture pour baisser ensuite son pantalon et son boxer et prendre sa verge dans ma bouche. J'imprimai un mouvement de va-et-vient à mes lèvres et je fus surpris du plaisir que je prenais à sucer ce que je désirais ardemment depuis plusieurs jours. Je cessai mon mouvement pour descendre à la base de son sexe et le lêcher avec application en remontant avec lenteur vers son gland, je le gratifiai encore de quelques coups de langue humides avant de recommencer le va-et-vient qui lui arracha un soupir de plaisir. Plus mes lèvres passaient et repassaient sur son gland plus son halètement s'amplifia jusqu'à ce que les soupirs ne se transforment en gémissements. Tout son corps était agité de soubresauts violents et je sentis ses doigts imprimer une pression violente sur les draps lorsqu'il éjacula dans ma bouche. Je goutai sans répugnance à la matière doucereuse qu'il avait répandu dans ma bouche. Je relevai la tête et essuyai le coin de mes lèvres avant de remonter à ses côtés et de m'allonger épuisé, la tête sur son torse. Je fis de mon mieux pour masquer l'érection qui ne me quittait pas, frustré de ne pouvoir, moi aussi, gouter au plaisir de la fellation. Andreï avait les yeux fermés et je pouvais voir sur son profil découpé sur la faible lumière de la fenêtre, un demi sourire. Au bout d'une dizaine de minutes de mutisme, il se leva et remonta boxer et pantalon.
-    Je vais écrire, tu peux dormir ici, si tu veux, dit-il en rattachant sa ceinture.
-    Vraiment ?
-    Puisque je te le dis.
-    Merci.
  Il ne répondit pas et sortit de la pièce, fermant la porte derrière lui. A peine eut-il disparu dans l'embrasure que je commençai à me masturber.

 

  Je tiens à attirer votre attention sur le fait que lorsque les articles sont courts, j'en poste deux à la fois. Voilà, donc pensez à vérifier ^^

  J'en profite pour vous remercier pour vos nombreux commentaires qui me vont droit au coeur ! Merci ! 

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Tous les commentaires de l'article:
Chapitre XXVI.

  • cicipouce mailto

    dim 28 déc 2008 06:49

    ce mec est pas croyable

  • my-yaoi-world

    ven 15 aoû 2008 14:40

    waou et ben ils y sont pas aller pour de faux la! ^^

  • layla

    ven 01 aoû 2008 15:55

    plus ça va et plus leur rencontre me parait triste !!
    c'est assez bizarre

  • sarah

    jeu 24 avr 2008 14:04

    ralala je trouve ke andrei ressemble bocoup a embry dans la fic "satge" de sensitiveyaoi mais andrei est la version en plus mechant lol mais c sa ki ns fait ta fic

  • Cracotte

    dim 13 jan 2008 16:15

    Maii pourquoi ils s'arretent à la fellation à chaque fois??

    Et si jdis que ce qu'il écrit est inspiré de Gabriel ?? j'ai raison ou pas???? :D

  • Ai-vân

    dim 06 jan 2008 14:16

    Il a sourit c'est un bon signe. Voyons voir la suite ^^

  • carolo74

    mer 07 nov 2007 19:42

    C'est plutot moi qui tiens à te remercier pour les bons moments de lecture que tu nous transmet !

    Bisous et bonne continuaton pour cette super histoire

  • piline

    mer 07 nov 2007 08:09

    waouh!! euh bouché-bée je sais pas quoi dire!
    tes mots nous emportent je crois tout simplement!

    Gabriel a fait un grand pas déjà vu qu'il peut dormir chez Andrei !! =)

    comme à chaque fois vivement la suite!

  • Pepito

    mer 07 nov 2007 01:35

    Wouah... j'en ai lez souffle coupée tellement c'était bon de lire un mini lemon ! C'était génial!!!!

  • pishou

    mar 06 nov 2007 19:06

    Je viens de découvrir ton histoire et elle est trop....miam !!! Vivement la suite, tu m'as donné faim! lool




 

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