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Chapitre XXVII.  posté le mercredi 07 novembre 2007 20:45

 Pour ceux à qui la transition semble un peu brutale, je l'avoue,  je suis un boulet, j'ai oublié un chapitre ^^

Je le rajoute ici. 

 
  Je me réveillai le lendemain et me retournai pour constater qu'Andreï dormait sur le coussin à mes côtés. Son visage semblait angélique lorsqu'il dormait, ses cheveux formaient une magnifique auréole et cette expression ironique et méprisante que je haïssais avait disparu de ses traits délicats. Il était extraordinairement beau. Je ne cessai de le regarder dormir et il aurait pu se passer des années sans que je ne m'en lasse. Il ouvrit soudainement les yeux et murmura :
-    Bonjour.
-    Bonjour.
-    Quelle heure est-il ?
-    Je ne sais pas, répondis-je, dégageant mon poignet des draps pour regarder ma montre. Merde ! Il est onze heures et demi ! Je devrais être au boulot depuis plus de deux heures !
  Il se leva à moitié et passa la main dans ses cheveux, ce qui n'eut pour effet que de les ébouriffer encore plus. Il sembla réfléchir quelques instants avant de lâcher :
-    Habille-toi, je t'emmène.
-    Non, ça ira, je vais me débrouiller, je vais prendre le métro.
-    Tu y seras plus vite en voiture, alors habille-toi et arrête de tergiverser, tu perds du temps.
-    D'accord.
  Dix minutes plus tard, j'étais plus ou moins prêt et je montai dans la spacieuse berline d'Andreï qui conduisit à une vitesse effarante à travers Paris et me déposa devant mon bureau. Je ne doutai pas que le hurlement des freins et le brusque dérapage n'aient alertés l'équipe de la rédaction et je pouvais sentir leurs regards sur moi lorsque j'ouvris la porte du côté passager.
-    Merci, murmurai-je, espérant qu'il leur était impossible de voir qui conduisait l'automobile.
-    Je t'en prie.
-    A bientôt.
-    Peut-être, dit-il en enfonçant l'accélérateur, il repartit dans un crissement de pneus, me laissant seul sur le trottoir à me demander si tout cela n'était qu'un rêve.
  Lorsque je sortis de l'ascenseur, je vis Maxence discuter avec un collègue, ces derniers ne cessaient de m'adresser des regards furtifs. Je pris le parti de ne pas leur prêter attention et entrai dans mon bureau, espérant que Patrick n'aurait pas noté mon absence. Quelqu'un frappa à la porte et entra sans attendre ma réponse.
-    Alors, tu as un chauffeur personnel, commença Fanny.
-    J'ai demandé à un copain de m'emmener, j'étais en retard, inventai-je.
-    Ton copain, il a des plaques d'immatriculation russes ?
  Je jetai un regard désespéré à Fanny.
-    Qui à part toi a remarqué ça ?
-    Je n'ai rien remarqué du tout, c'est Antoine.
-    Merde. Merde !
-    Ne t'inquiète pas, ça ne sortira pas de la rédaction, je te l'ai déjà dit, mais si tu ne veux pas que ça se sache, essaie d'être plus prudent, à l'avenir.
  Je repensai à l'air angoissé d'Andreï lorsqu'il m'avait dit : "Il en serait différemment si la rumeur en question se voyait entérinée".
-    Oui, merci, dis-je distraitement.
-    Hé, Gabriel ?
-    Oui ?
-    Tu sais que tu peux compter sur moi, hein ?
-    Oui, bien sûr, merci.
  Elle me sourit une dernière fois et quitta le bureau. Des plaques d'immatriculation russes ? Toutes les biographies d'Andreï que j'avais feuilletées mentionnaient son enfance en Russie, mais également le fait qu'il ait coupé tout contact avec sa terre maternelle, alors pourquoi une plaque russe sur une voiture neuve ? Cependant, ce détail n'était pas réellement ce qui m'occupait le plus, je cherchai désespérément un moyen d'éviter que la rumeur ne se propage pour être finalement vérifiée par certaines personnes qui n'entendaient pas garder le secret de notre relation.
  Je commençai à ouvrir mon courrier pour y trouver une lettre datée de la veille et non oblitérée, vraisemblablement déposée directement dans la boîte aux lettres du journal.
"... Vivement impressionés par votre maîtrise dans le dossier paru aujourd'hui, 7 .Décembre, dans le mensuel Littera..."
".. Immense honneur... Accepter de rejoindre notre équipe de chroniqueurs ..."
  Je dus relire trois fois la lettre et le nom du quotidien qui se proposait de m'embaucher pour me convaincre de la réalité de la situation. Je notai rapidement la date à laquelle le rédacteur en chef se proposait de me rencontrer et me remis à travailler sur des articles qui me semblaient à présent dérisoires.
  A dix-neuf heures, je rangeai mes dossiers dans ma serviette et pris mon manteau. Je croisai Patrick dans les couloirs, il posa une main sur mon épaule.
-    Je vais m'arranger pour que les gens se taisent, dit-il avec paternalisme.
  Je m'en voulais presque de prévoir de passer à la concurrence, Patrick avait toujours fait preuve envers moi d'une grande générosité et d'une certaine bonté, comme c'était à présent le cas.
-    Merci.
  Je pris la direction de l'ascenseur sans me retourner, mais je pouvais tout de même sentir les regards sur ma nuque. La nouvelle avait fait le tour de l'étage et je vis Antoine chuchoter quelques mots à l'oreille d'un de ses collègues, me désignant d'un geste du menton. Je ne savais ce qui les occupait le plus, le fait qu'ils me croient homosexuel, ou l'idée que je puisse avoir une relation avec Sidorov. Je me sentis rougir de honte.

  Avant de réinvestir l'appartement de ma soeur, je pris la décision d'aller voir Andreï pour lui dire que son aide précieuse m'avait permis d'être contacté par un journal dont je n'aurais jamais imaginé franchir les portes. Je savais pertinemment que j'avais toutes les chances d'être mal reçu, mais je désirais tout de même tenter ma chance, dans l'espoir d'un nouveau tête à tête sensuel.
  Sans me préoccuper outre mesure de l'oeil mauvais de la gardienne, je montai les étages et sonnai à la porte qui m'évoquait à présent nombre de délicieux souvenirs. Andreï ouvrit, il était torse nu et en levant les yeux jusqu'à son visage, je pus y voir un regard que j'aurais préféré oublier.
-    Je te dérange ?
-    Oui.
-    Andreï ?
  La voix féminine jaillissait de la chambre. Elle roulait ses "r" avec classe.
-    J'ai un visiteur, tu veux bien attendre quelques secondes ?
  La poignée de la porte de la chambre tourna et une femme en sortit. Elle était superbe, ses cheveux blonds descendaient en cascade sur une épaule dénudée. Son visage fin et volontaire était mis en valeur par deux yeux d'un bleu profond et une bouche rouge carmin. Elle portait un kimono en soie noire qui dévoilait ses cuisses fines, mais elle ne suscitait en moi aucun désir, rien de plus qu'une haine farouche.
  Je restai interdit, elle avança vers nous dans une démarche alanguie et prit Andreï par la taille.
-    Kallista, tu veux bien nous laisser ?
-    Bien sûr, miaula-t-elle avec une mauvaise volonté évidente avant de s'enfuir par la porte de la chambre.
  Andreï se tourna vers moi, l'air agacé.
-    Qu'est-ce que tu veux ?
-    Je... Rien, plus rien.
-    Quoi ? Tu vas me faire une crise de jalousie ?
-    Non, évidemment, non, je...
  Bien sûr que je rêvais de lui faire une scène mais cela avait-il un sens ? Il ne m'avait jamais juré fidélité, ne m'avait jamais rien promis.
-    C'est juste que je pensais que toi et moi...
-    Il semble tu t'es trompé...
-    Alors toi et moi, c'est... Fini ?
-    Mais ça n'a jamais commencé !
-    Tu ne peux pas ignorer qu'on avait une liaison, m'exclamai-je, soudainement furieux, en rage contre lui, mais également honteux d'avoir commis une erreur si grossière.
-    Mais de quelle liaison tu parles ? Ce n'est pas parce que tu as passé quelques bons moments ici que tu deviens mon amant attitré. Ce ne sont que des plaisirs partagés par deux adultes consentants, rien de plus. Si tu n'acceptes pas les règles du jeu, je ne t'oblige pas à remettre les pieds ici.
-    Andreï, appela la dénommée Kallista d'une voix plaintive.
-    J'arrive, cria-t-il, maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai à faire.
  Il ferma la porte sans m'avoir laissé le temps de répondre. Je balançai un coup de pied rageur dans le panneau de bois qui ne trembla avant de redescendre les escaliers en trébuchant sous le regard acéré de la concierge.

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Tous les commentaires de l'article:
Chapitre XXVII.

  • layla

    ven 01 aoû 2008 16:02

    pauvre gabriel !! sure qu'il n'arrivera jamais à oublier andreï

  • Laine

    mer 26 mar 2008 19:53

    Je dois stopper ma lecture maintenant et j'avoue que cela ne me plaît pas vraiment.. Bref, j'espère pouvoir bientôt lire la suite.

    Ton histoire est vraiment bien écrite, et j'aime ton imagination.

    Bye,


    Laine.

  • Cracotte

    dim 13 jan 2008 16:20

    Haaaaaaaaaaan le connard !!!!!
    Méchant

  • Ai-Vân

    dim 06 jan 2008 14:21

    Quel connard! ahhhhhhh;!!
    Il est donc bi notre Andreï . N'empêche c un connard!!!!
    ><

    au passage je pense tj que Fanny est louche. o_O

  • elle sid

    sam 17 nov 2007 19:26

    keeeewaaaaaaaaaa ?????
    hou le salaud ! houuuuuuuuuuuuuuuuuu le salaud !!!!!!
    Gaby ! >_<

  • Styara

    sam 10 nov 2007 22:36

    oula! ça fait mal ça!! je plains Gabriel il a vraiment pas de bol en ce moment! et comme à première vu Andrei ne tient pas à lui pas moyen de se venger... d'ailleurs comment est-ce qu'il peut préféré Kallista à Gabriel??
    allez continue!! j'ai hâte de lire la suiteeeeeeee =D

  • Clo-La-VamP

    jeu 08 nov 2007 22:49

    Ben moi qui croyais avoir cerner le personnage d'Andreï O_O
    Merci pour ton comm, il m'a fait mourir de rire^^
    mon adresse c'est clothilde31@free.fr
    Merchi^^

  • Mymic mailto

    jeu 08 nov 2007 20:46

    j'imagine trop *l'entretien d'embauche* en *traquenard pour tirer les vers du nez de celui-qui-sort-peut-être avec andreï s-machin*
    mon dieu mais le dénommé Andreï S.a fait preuve de gentillesse en l'accompagnant en voiture au boulot ?! MAIS QUE SE PASSE-T-IL ? Mdr
    super le nom de la nouvelle protagoniste

  • Mawiie

    jeu 08 nov 2007 19:08

    Grrrrr' tu aime jouée avec nos nerfs xD !
    Dés qu'il ya un semble d'éspoire pour une relation Andreï/Gabriel c'est fichuuu xD !
    Mais j'aime que tu joue avec mes nerfs xD !
    Nan na je suis pas maso j'sute fan des ton histoiiire =)

  • chloe

    jeu 08 nov 2007 17:13

    Dur dur tout ça!!!!




 

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