- Maman vient
manger à la maison ce soir, m'annonça Eva lorsque je
rentrai le soir.
- Je suis crevé...
- Elle a insisté, je n'ai pas pu dire non.
- Oui, je me doute. Elle arrive à quelle heure ?
- Elle devrait déjà être là, donc elle ne va pas tarder.
Comme pour illustrer ses paroles, de légers martèlements se firent entendre à la porte. Elle se leva pour ouvrir et se pencha pour embrasser notre mère, je la rejoignis pour faire de même. Nous l'introduisîmes alors dans le salon où elle pesta :
- Eva ! Tu pourrais quand même faire un peu plus attention à tes affaires, comment veux-tu que je passe ?
- Excuse-moi, dit Eva, rangeant précipitamment tout ce qui se trouvait sur le sol et risquait de bloquer les roues du fauteuil.
- Désolée, chaton, mais tu sais comme je déteste quand ton appartement est en bazar, dit ma mère en couvant sa fille du regard.
- Oui, je suis navrée, Maman.
- Ce n'est pas grave, poussin, ce n'est pas grave.
Après un rapide échange de banalités, nous passâmes à table où nous nous racontèrent les dernières évolutions de nos vies respectives, nous partageâmes nos points de vue politique complètement opposés, nous critiquâmes une bonne partie du bottin mais j'omis toutefois de lui expliquer pour quelles raisons Daphné et moi nous nous étions séparés. Elle me questionna de nombreuses fois, mais je me contentai d'une ou deux réponses évasives et elle eut tôt fait d'abandonner son interrogatoire. Finalement, à la fin du repas, elle posa sa serviette sur la table et prit un air grave.
- Vous n'allez jamais me faire de petits enfants ce rythme là...
- Je suis crevé...
- Elle a insisté, je n'ai pas pu dire non.
- Oui, je me doute. Elle arrive à quelle heure ?
- Elle devrait déjà être là, donc elle ne va pas tarder.
Comme pour illustrer ses paroles, de légers martèlements se firent entendre à la porte. Elle se leva pour ouvrir et se pencha pour embrasser notre mère, je la rejoignis pour faire de même. Nous l'introduisîmes alors dans le salon où elle pesta :
- Eva ! Tu pourrais quand même faire un peu plus attention à tes affaires, comment veux-tu que je passe ?
- Excuse-moi, dit Eva, rangeant précipitamment tout ce qui se trouvait sur le sol et risquait de bloquer les roues du fauteuil.
- Désolée, chaton, mais tu sais comme je déteste quand ton appartement est en bazar, dit ma mère en couvant sa fille du regard.
- Oui, je suis navrée, Maman.
- Ce n'est pas grave, poussin, ce n'est pas grave.
Après un rapide échange de banalités, nous passâmes à table où nous nous racontèrent les dernières évolutions de nos vies respectives, nous partageâmes nos points de vue politique complètement opposés, nous critiquâmes une bonne partie du bottin mais j'omis toutefois de lui expliquer pour quelles raisons Daphné et moi nous nous étions séparés. Elle me questionna de nombreuses fois, mais je me contentai d'une ou deux réponses évasives et elle eut tôt fait d'abandonner son interrogatoire. Finalement, à la fin du repas, elle posa sa serviette sur la table et prit un air grave.
- Vous n'allez jamais me faire de petits enfants ce rythme là...
Acide-alice
dim 02 déc 2007 09:26