Lorsque ma soeur m'ouvrit la
porte et qu'elle vit un sourire radieux imprimé sur mon
visage, elle me regarda d'un drôle d'air avant de comprendre
que je n'avais pas passé la nuit chez elle.
- Tu étais chez lui ?
- Oui, dis-je, béatement.
- Tu as passé une bonne nuit ?
- Oui, répétai-je.
- Tu es amoureux !
- Tu es folle ?
- Calme-toi !
- Non, je ne suis pas amoureux, articulai-je.
Cette courte discussion avait suffit à me mettre de mauvaise humeur et c'est rageusement que je me laissai tomber sur le canapé qui cria sa désapprobation.
- Je suis désolée, je ne voulais pas t'énerver, dit-elle avec prudence.
- C'est pas grave, c'est moi qui ai mal réagi. C'est justement que j'ai peur d'être... Amoureux de lui. Mais c'est impossible.
- Pourquoi ?
Je laissai s'installer un long silence, hésitant à exposer de but en blanc à ma soeur des idées que je peinais déjà à organiser. Finalement, je me lançai :
- Parce que je n'y trouverai jamais aucune réciprocité. Il me veut sexuellement parlant, mais n'a pas de place pour moi dans sa vie, et j'ai envie d'avoir une place, j'en ai besoin même. Tout est merveilleux quand je suis avec lui mais je me sens si vide une fois qu'il est loin...
- Tu es amoureux, souffla-t-elle une nouvelle fois, craignant ma réaction.
Mais je ne réagis pas comme elle l'attendait de moi et je décidai de jouer la carte de la franchise, de tomber le masque et de me confronter au sentiment terrible qui ne me quittait plus depuis la veille. Mais était-ce réellement depuis la veille ? Cela n'avait-il pas commencé un soir de Novembre où la porte s'était ouverte sur la créature la plus sensuelle et sexuelle qu'il m'avait été donné de rencontrer ? J'étais pris au piège dans un filet tissé par des émotions toutes plus fortes les unes que les autres, désir, passion, agacement, détresse, amour même ? Malheureusement, il m'était impossible de refuser un état de fait qui ne me satisfaisait guère mais sur lequel je n'avais aucun pouvoir : des sentiments pour Andreï avaient éclos en moi et je ne savais au juste ce que j'espérais. De l'amour de sa part ? De l'attention ? Je doutais même qu'il en fut capable, il n'était qu'un être sexuel à la recherche d'un jouet sexuel, et je marchais aveuglément à sa suite, servant ses fantasmes avec déférence et soumission. Je n'avais aucune envie de me cantoner à ce rôle dégradant, mais cela comptait-il vraiment ? Je n'avais pas voulu l'embrasser, il m'avait forcé à le faire et son charme magnétique avait fait le reste, me prouvant à quel point la notion de volonté était faible face à un homme comme lui, habitué à tout avoir sur simple demande.
Cependant, malgré le tableau négatif que je m'échinais à peindre de lui, je ne pouvais effacer l'harmonie de ses traits, la beauté de son corps, mais également sa douceur, sa puissance, son occasionelle tendresse, lui tout simplement.
- Oui, je l'aime. Merde !
- Tu étais chez lui ?
- Oui, dis-je, béatement.
- Tu as passé une bonne nuit ?
- Oui, répétai-je.
- Tu es amoureux !
- Tu es folle ?
- Calme-toi !
- Non, je ne suis pas amoureux, articulai-je.
Cette courte discussion avait suffit à me mettre de mauvaise humeur et c'est rageusement que je me laissai tomber sur le canapé qui cria sa désapprobation.
- Je suis désolée, je ne voulais pas t'énerver, dit-elle avec prudence.
- C'est pas grave, c'est moi qui ai mal réagi. C'est justement que j'ai peur d'être... Amoureux de lui. Mais c'est impossible.
- Pourquoi ?
Je laissai s'installer un long silence, hésitant à exposer de but en blanc à ma soeur des idées que je peinais déjà à organiser. Finalement, je me lançai :
- Parce que je n'y trouverai jamais aucune réciprocité. Il me veut sexuellement parlant, mais n'a pas de place pour moi dans sa vie, et j'ai envie d'avoir une place, j'en ai besoin même. Tout est merveilleux quand je suis avec lui mais je me sens si vide une fois qu'il est loin...
- Tu es amoureux, souffla-t-elle une nouvelle fois, craignant ma réaction.
Mais je ne réagis pas comme elle l'attendait de moi et je décidai de jouer la carte de la franchise, de tomber le masque et de me confronter au sentiment terrible qui ne me quittait plus depuis la veille. Mais était-ce réellement depuis la veille ? Cela n'avait-il pas commencé un soir de Novembre où la porte s'était ouverte sur la créature la plus sensuelle et sexuelle qu'il m'avait été donné de rencontrer ? J'étais pris au piège dans un filet tissé par des émotions toutes plus fortes les unes que les autres, désir, passion, agacement, détresse, amour même ? Malheureusement, il m'était impossible de refuser un état de fait qui ne me satisfaisait guère mais sur lequel je n'avais aucun pouvoir : des sentiments pour Andreï avaient éclos en moi et je ne savais au juste ce que j'espérais. De l'amour de sa part ? De l'attention ? Je doutais même qu'il en fut capable, il n'était qu'un être sexuel à la recherche d'un jouet sexuel, et je marchais aveuglément à sa suite, servant ses fantasmes avec déférence et soumission. Je n'avais aucune envie de me cantoner à ce rôle dégradant, mais cela comptait-il vraiment ? Je n'avais pas voulu l'embrasser, il m'avait forcé à le faire et son charme magnétique avait fait le reste, me prouvant à quel point la notion de volonté était faible face à un homme comme lui, habitué à tout avoir sur simple demande.
Cependant, malgré le tableau négatif que je m'échinais à peindre de lui, je ne pouvais effacer l'harmonie de ses traits, la beauté de son corps, mais également sa douceur, sa puissance, son occasionelle tendresse, lui tout simplement.
- Oui, je l'aime. Merde !




Innonytal
dim 23 nov 2008 10:29