Grands Jeux Fêtes de Noël ! www.le-grand-jeu.com Venez vous éclater et Gagner du cash au 08 92 79 16 16

Chapitre LII.  posté le lundi 07 janvier 2008 20:00

  C'est dans un état de fièvre absolue que je frappai à la lourde porte, angoissé, terrorisé, mais fier. Lorsque celle-ci s'ouvrit sur mon ancien amant, je sentis soudainement mon ventre se serrer, dans l'attente d'un regard que je savais dévastateur, d'une moue de mépris. Mais la seule expression qu'Andreï laissa échapper avant de reprendre un visage impassible fut la surprise. Il haussa un sourcil avant de prononcer d'une voix rauque :
-    Gabriel ? Je pensais que tu attendrais sagement que je décide si je voulais revenir te chercher.
-    Je ne suis pas un chien, dis-je avec assurance, me surprenant moi-même.
  Il leva un sourcil et me lança un regard pénétrant avant de s'écarter finalement et de désigner le salon dans un geste ample.
-    Je t'en prie, entre.
  Il ne me rejetait pas, me proposait même d'entrer, me laissant complètement décontenancé face à un comportement que je n'avais pas envisagé. Mes semaines de détresse avaient été le cadre de nombreuses simulations de son retour. J'avais préparé de longues tirades adressées à mon amant disparu mais elles s'étaient brusquement évanouies, noyées dans le malaise qui m'envahissait peu à peu.
  Il se laissa tomber dans son fauteuil et attrapa son paquet de cigarettes qui gisait sur la table basse, cala un batonnet blanc entre ses lèvres et l'alluma avant de perdre son regard dans la fumée qui s'élevait dans les airs. Je lui rappelai ma présence dans un toussotement. Une personne un tant soit peu respectueuse aurait demandé à son interlocuteur si la fumée de cigarette le dérangeait, pas Andreï. Il aurait pu me voir m'étrangler qu'il n'aurait pas fait un geste pour écraser sa cigarette, il se serait contenté de me fixer de son regard imperturbable. D'un mouvement de la main, il exprima son incompréhension quant à ma présence avant de prononcer :
-    Je peux savoir ce que tu fais là ?
-    Je ne sais pas, répondis-je avec aplomb.
-    Tu ne sais pas ?
-    Non, pas la moindre idée.
-    Je vois, dit-il alors que l'agacement commençait progressivement à teinter sa voix.
-    En fait, ça m'a paru la meilleure chose à faire. Faire preuve d'un peu de volonté.
-    Ah.
  La gêne dont j'étais envahi était presque palpable. J'aurais voulu qu'il se remette à crier, comme la dernière fois, pour briser ce silence insupportable. J'aurais voulu qu'il me mette dehors, pour avoir quelque chose à quoi me cramponner, une base. J'aurais voulu qu'une expression, même fugace, traverse son masque impassible. En vain. Il semblait se complaire dans son mutisme absolu, me laissant complètement démuni, sans point de repère. Sans autre préambule, je lui posai alors la question qui me brulait les lèvres :
-    Où étais-tu ?
-    Saint-Petersbourg, répondit-il tandis qu'une expression de mécontement venait tordre sa bouche dans un rictus.
-    Tu es revenu depuis longtemps ?
-    Qu'est-ce que tu fais là, Gabriel ?
Je ne répondis pas, j'en étais incapable.
-    Je croyais que tout était clair, je pensais que tu avais compris que je ne voulais plus jamais te revoir, reprit-il. J'ai imaginé, sottement, que tu aurais quelque chose de neuf à m'apporter. Mais je me rends compte que tu es toujours le même et, avec la distance, je ne comprends même pas pourquoi j'ai fait l'erreur de m'associer à toi.
-    Tu n'as pas changé non plus, tu es toujours aussi imbuvable, hautain, prétentieux, égoïste ! criai-je, en totale contradiction avec ce que me hurlait mon coeur.
-    Ca te dérange ? demanda-t-il  sans hausser la voix.
-    Evidemment ! Tu es l'être le abject que j'aie jamais rencontré !
  Il se leva de son fauteuil en écrasant sa cigarette dans le cendrier en verre pour se placer face à moi. Je ne m'étais pas assis en arrivant et je le regrettais à présent, il m'aurait peut-être alors été possible d'échapper à cette terrible envie de coller mes lèvres contre les siennes dans un mouvement rageur. Mais alors qu'il posait sur moi son regard le plus sensuel, je compris qu'il me serait impossible de résister, encore et toujours soumis aux désirs de l'écrivain, comme par un processus naturel qui lui permettait de prendre le pouvoir sur moi tandis que je me laissais faire instinctivement.
-    Je croyais que tu ne voulais plus rien avoir à faire avec moi, balbutiai-je tandis que son visage s'approchait dangereusement du mien.
-    Oublie ça pour la prochaine demi-heure, tu veux bien ?
-    Pour qui est-ce que tu me prends ?
-    Pour quelqu'un qui a envie de moi, et dont j'ai envie, murmura-t-il en passant sa main le long de mon entre-jambe. A quoi bon mettre en place de vaines barrières, nous sommes deux adultes, non ?
-    Je ne suis pas ta chose, gémis-je tandis que sa langue effectuait de subtils aller-retour dans mon cou.
-    Non ?
-    Non, tu ne peux pas disposer de moi quant tu en as envie ! Tu ne peux pas me quitter pour revenir en pensant que tout va...
  Je m'étais interrompu, sentant la dernière de mes appréhensions céder sous le flot du désir qui m'envahissait. Andreï le perçut et je sentis un soupir de contentement chatouiller mes épaules. Lorsque ses lèvres entrèrent en contact avec les miennes, je sentis mes sentiments me submerger, comme pour m'alerter du danger que je courais en m'abandonnant totalement à lui, cependant, ils furent rapidement étouffés dans le mouvement ondulatoire de nos deux corps.
  Sans relacher la pression de ses lèvres, Andreï déboutonnait ma chemise avec rapidité pour finalement l'ôter d'un geste. Ses mains caressèrent mon torse tandis que je tentais maladroitement de le déshabiller à mon tour. La boucle de ma ceinture n'était qu'un obstacle dérisoire pour les mains exprimentées de mon amant et en quelques secondes il réussit à plonger la main dans mon boxer, m'arrachant un frisson.
Il m'avait manqué. Sa présence, son odeur, ses lèvres, ses mains, son corps. Tout m'avait manqué.
  D'un geste brusque, il m'envoya voler contre le plan de travail du salon. Dans un bruit de verre brisé, l'une des étagères qui le surplombait s'effondra, répandant des centaines de petits morceaux coupants sur le sol. Il ne sembla pas y prêter attention et s'avança vers moi pour me saisir par les hanches et m'assoir sur le plateau du meuble en bois. Il vint se placer entre mes jambes et m'attira contre lui pour déposer sur mes lèvres un baiser violent. Je me relevai juste assez pour déboutonner son pantalon et le laisser tomber sur ses chevilles. Il posa alors une main sur mon torse, exerçant un pression puissante qui m'obligea à m'allonger sur le plan de travail. Il saisit mon bassin entre ses deux mains et prit possession de mon corps tandis que j'étouffai un gémissement. La douleur était moins vive que la première fois et tout à fait supportable, rendue tellement futile lorsque je regardais la personne qui était penchée au dessus de moi. Alors, dans un souffle il prononça trois mots qui me prouvèrent que l'intérêt qu'il avait un jour eu pour moi n'avait pas disparu irrémédiablement :
-    Ca va aller ?
-    Je... Oui.
  Il commença alors ce mouvement de va et vient qui m'avait arraché des cris de douleurs trois mois plus tôt mais qui, à présent, n'avait pour autre effet que de me faire sourdement gémir. Peu à peu, le rythme qu'il imprimait à son bassin s'accéléra, faisant complètement disparaître la douleur, au profit du plaisir. Lui-même émettait de légers gémissements qu'il tentait d'étouffer sans succès. Nous poursuivimes ce mouvement répétitif durant quelques minutes jusqu'à ce que je sente tous mes muscles se raidir, paralysés par la montée d'un plaisir extatique qui irrigua chaque partie de mon corps pour finalement s'échapper entre mes lèvres dans une plainte sonore. Quelques secondes plus tard, je pus voir la jouissance figer ses traits dans une douce expression d'apaisement que je ne lui avais encore jamais vu. Sa bouche s'ouvrit sur un gémissement rauque avant qu'il ne s'effondre sur moi, exténué. Dans un dernier effort, il prit appui sur ses coudes pour déposer un baiser délicat sur mes lèvres entr'ouvertes.

Je voulais juste vous signaler que j'avais commencé une nouvelle fiction, je ne suis pas sûre de la publier vu que ce n'est pas un sujet vraiment joyeux. Elle traite d'une histoire d'amour homosexuelle durant la Première Guerre Mondiale. Je voulais juste savoir si ce serait susceptible de vous intéresser ou si je la garde pour moi ;)

Voilà, encore merci à toutes ! 

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.111) pour vous identifier.     

Tous les commentaires de l'article:
Chapitre LII.

  • nin-nin

    sam 12 jan 2008 21:31

    bien spur que sa intéresses ... il ne faut pas garder sa pour soi lOOl !!

  • chloe

    ven 11 jan 2008 21:56

    Je crois que tu pourrais me faire lire n'importe laquelles de tes histoires j'accepterai tellement j'adore ta façon d'écrire! ^^
    Donc oui plutôt intéressée par ton autre histoire
    bsx et bonne continuation

  • laury

    ven 11 jan 2008 16:46

    tres interessant ta nouvelle histoire, je la lirais avc plaisir!!
    biz et bonne continuation...

  • Ley mailto

    ven 11 jan 2008 11:59

    oh my god ! Andreï le grand retour !!! Il est vraiment bien ce personnage : super compliqué et tout, c'est incroyable la façon dont tu fais ressortir sa complexité. J'adore !!!

  • Pépiiii

    jeu 10 jan 2008 22:10

    Trop happy que gabriel se soit lancé mais.... Il est vraiment bizarre Andreï, franchement, j'ai abandonné l'idée de savoir ce qui lui passait par la tête, car franchement, ce mec c'est pire qu'un casse tête chinois. Monsiue ril veut pas de relation, il ne s'abaisse pas à retourner vers Gabriel mais quand Gaby revient, ben malgré son air froid et distant, il le saute quand même !

    *____________* Je rêve xD Il est méchant, profiteur, manipulateur : Bref, comme on les aimees quoi xD !

    Pour la fiction sur la guerre mondiale, étant un sujet qui ne me réjouisse pas trop, je la lirais quand même. Si ça avait été sur la Seconde, tu ne m'aurais pas compté parmi tes lectrices ( sujet trop douloureux pour moi ^^)

    Bisous et VIVE LA SUITE

  • Lorelei

    jeu 10 jan 2008 21:04

    moi ça m'interesserait ton histoire

  • Elle Sid

    jeu 10 jan 2008 21:03

    sublime, comme à chaque fois...
    j'ai flipé quand tu as écrit "il prononça trois mots"
    je me suis dit "ça y est ??? un peu tôt mais heu kyaaaaaaaaaaaaaa >_< " (tout ça en une fraction de seconde car je poursuivait ma lecture) et bin non T_T'
    dommage mais de toute façon, ça aurait était trop tôt lol
    même si... XD
    j'arrive pas à exrpimer la joie de lire cette suite... j'ai des papillons dans le ventre...
    sinon, faut pas que tu nous parle de quelque chose en disant que t'es pas sûre de la publier !
    publie là ! >_<

  • Dadoune

    jeu 10 jan 2008 17:14

    Superbe chapitre!!
    Tu écris vraimnt trop bien ^^
    Moi je suis tout a fait pour ton histoire ^^

  • Marion

    mer 09 jan 2008 18:09

    Oui moi sa serai suceptible de me plaire.

    J'aime beaucoup ton style d'écriture et le fait de le retrouvé dans une autre histoire me ferait tres plaisir.

    Bisous

  • Mahea

    mer 09 jan 2008 13:09

    Beau chaapitre... Curieuse de savoir comment ca va évoluer toujours à nous surprendre...
    Bien sûr que ca m'intèresse une nouvelle FIC :D




 

Accueil | PC | PS3 | 360 | Wii | PS2 | DS | PSP | IPHONE | Web |
Jeux du moment : The Saboteur PC | Final Fantasy XIII PS3 | Prince of Persia : Les Sables Oubliés 360 | James Cameron's Avatar : The Game Wii | Sonic Classic Collection DS